Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, l’Amicale du Nid rappelle que de plus en plus d’hommes adultes recherchent de plus en plus souvent sciemment des jeunes vulnérables (filles en grande majorité) pour les violer contre de l’argent.

 

…Des jeunes que la culture du clic et la banalisation de la prostitution peuvent amener à être marchandisé.es… Pour elles, qui sont parmi les plus fragiles de notre société, il s’agit parfois d’obtenir une reconnaissance factice qui viendrait réparer leur mauvaise estime de soi. Certaines sont endoctrinées par les influenceuses et les stars des réseaux sociaux qui les amènent à être obnubilées par leur apparence.

 

Elles sont des proies idéales, facilement repérées par leurs prédateurs, les pédocriminels. Ceux-ci passent facilement inaperçus : ils s’abreuvent de contenus pornographiques, se rapprochent d’elles sur les réseaux sociaux et commettent ces viols dans une impunité presque complète, peu poursuivis, encore moins sanctionnés.

 

Le système prostitutionnel tout entier repose sur cette facilité : les victimes adultes de cette exploitation ont souvent été les mineures en question. Les violences subies dégradent massivement leur santé physique et mentale. Un accompagnement global personnalisé, sur le long terme, est nécessaire pour accompagner leur désir et projet d’émancipation du système prostitutionnel.

 

Or les associations qui les accompagnent, dont l’Amicale du Nid, sous financées depuis leur création, subissent cette année des restrictions budgétaires supplémentaires. Ces arbitrages budgétaires sont dangereux, limitant les actions qui permettent de repérer et accompagner les mineur.es vers une sortie de la situation de prostitution.

 

Nous ne nous résignons pas à cet état de fait et exigeons une prévention efficace et généralisée, une interdiction effective de l’accès aux contenus pornographiques, une répression des acheteurs d’actes sexuels, un financement adapté de toutes les structures d’accompagnement, l’augmentation des postes de professionnel.les spécialisé.es dans le trauma sexuel, et enfin une visibilité à long terme des financements par des lignes budgétaires pluriannuelles.

 

En outre, nous exigeons des modifications législatives pour assurer la protection de toutes les personnes mineures.