une année qui démarre fort en matière de plaidoyer !

En 2026, l’Amicale du Nid a pour objectif de poursuivre la valorisation des actions de terrain et de plaidoyer auprès de tous les publics, soutenu par l’expertise et la veille sociale pour une meilleure visibilité de l’Amicale du Nid.


Renforcer le plaidoyer, comment faire ?

  • Défendre l’application pleine et entière de la loi du 13 avril 2016 complétée par la loi du 21 avril 2021 ;
  • Défendre les acquis et améliorer les droits des victimes de violences sexistes et sexuelles, en particulier violences du système prostitutionnel ;
  • Lutter contre la discrimination des personnes ayant été ou étant en situation de prostitution ;
  • Faire évoluer le regard et les représentations sur la prostitution en faisant connaitre à tout public ce qu’elle est réellement

 

Le 9 janvier dernier, l’Amicale du Nid était auditionnée dans le cadre des travaux préparatoires à l’élaboration de la troisième feuille de route 2025-2030 de la Stratégie nationale de santé sexuelle 2017-2030, dans le cadre du groupe de travail « Promotion de la santé sexuelle, information et formation EVARS », sur les enjeux d’accès à la prévention et aux soins des personnes en situation de prostitution.

 

A cette occasion, l’Amicale du Nid a rappelé qu’il n’était pas entendable que la Direction générale de la santé use du terme de « travail du sexe » en la matière, s’inscrivant ainsi totalement à l’encontre de la position abolitionniste de l’État et de la loi du 13 avril 2026. Lors de cette audition, l’Amicale du Nid a notamment défendu une révision de l’arrêté de 2017 relatif à la réduction des risques, en l’élargissant de manière très nette à toutes les conséquences du système prostitutionnel : en matière administrative (l’accès au titre de séjour), sociale (hébergement, insertion socio-professionnelle), santé physique, psychique et sexuelle pour les victimes enfants comme adultes. En soulignant notamment l’importance des questions de santé liées aux psychotraumas, mais aussi la santé gynécologique, la contraception, les grossesses non désirées et accès à l’IVG, le suivi des grossesses et l’accompagnement à la parentalité (questions absentes de l’actuel référentiel) , en développant l’aller-vers dans l’espace public comme numérique pour être au plus proche des personnes les plus éloignées des dispositifs de droit commun.

 

Le 19 janvier, nous recevions dans le cadre du Programme d’Invitation des Personnalités d’Avenir (PIPA) du Quai d’Orsay Celeste ASCENCIO Sénatrice de la République du Michoacan pour lui présenter tout l’intérêt de la loi abolitionniste française de 2016, la protection des mineures sexuellement exploitées et le continuum d’actions de notre association.

 

 

 

Le 21 janvier, L’Amicale du Nid était auditionnée par la sénatrice Lauriane JOSENDE, rapporteure de la commission des Lois, dans le cadre de l’examen, le 10 février de la proposition de loi visant à prohiber l’achat de services sexuels virtuels personnalisés et à lutter contre le proxénétisme en ligne. L’Amicale du Nid a souligné sa satisfaction d’une proposition de loi élargissant le champ actuel du proxénétisme dans le « réel » pour l’élargir au monde « en ligne », tout en soulignant son insatisfaction sur une proposition que créée un nouveau délit seulement relatif à des victimes « non consentantes », au lieu d’élargir le champ de la loi de 2016 à toute forme de marchandisation d’actes sexuels à ceux achetés en ligne, en matière d’achat d’acte sexuel, de proxénétisme et de traite.

 

Mais également :

 

Le 28 janvier L’Amicale du Nid était présente à la cérémonie des vœux d’Aurore BERGE, Ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations.

 

Le 29 janvier, L’Amicale du Nid était auditionnée par le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes dans le cadre de son du projet de rapport « Continuum de violences sexistes – Mutilations sexuelles féminines, mariages forcés, violences sexuelles, prostitution – dans les parcours migratoires des femmes et des filles » compte-tenu du poids des violences du système prostitutionnel et de la traite à des fins d’exploitation sexuelle dans les pays d’origine, pays de transit et en France de ces femmes. Delphine JARRAUD, déléguée générale de l’association est par ailleurs co-rapporteuse de ce rapport.

 

Le 6 février, l’association était auditionnée par Mmes les députées Elise LEBOUCHER et Sandrine JOSSO, nommées par la Délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale, rapporteures d’une mission d’information sur « Le coût des violences sexistes et sexuelles et l’accompagnement des victimes ». Cette audition a permis d’aborder les difficultés spécifiques auxquelles sont confrontées les femmes en situation de prostitution et les leviers permettant de leur offrir un meilleur accompagnement tant sur le plan social que médical et judiciaire.

 

Le 9 février, nous participions au 4ème comité de coordination du plan national de lutte contre l’exploitation et la traite des êtres humains (2024-2027) en présence d’Aurore BERGÉ et Roxana MARACINEANU, secrétaire générale de la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof).

 

Le 10 février l’Amicale du Nid se rendait à la présentation de la feuille de route de la Miprof pour l’année 2026, dont les travaux de l’Observatoire national des violences faites aux femmes – l’occasion pour la Miprof de recueillir les avis des associations invitées.

 

Le 12 février, nous rencontrions la MIPROF pour lui faire part des difficultés auxquelles se heurte un certain nombre de personnes souhaitant entamer un parcours de sortie de la prostitution : entrée dans le parcours, renouvellement, sortie avec des obligations de quitter le territoire français (OQTH – pourtant sans aucun trouble à l’ordre public). Ces difficultés vont totalement à l’encontre de l’esprit et de la lettre de la loi de2016, considérant les personnes non pas comme des victimes à protéger mais des migrantes, sacrifiant des trajectoires d’émancipation du système prostitutionnel sur l’autel de politiques migratoires restrictives.

 

Le 16 février Sarah EL HAÏRY, Haute-commissaire à l’Enfance, ancienne Ministre, dans le cadre de sa mission de coordination, au niveau interministériel, des travaux et actions relatifs à la politique de l’enfance et notamment en matière de prévention organisait une réunion « Consultation du Conseil des victimes » en invitant un certain nombre d’associations œuvrant auprès des enfants victimes de violences, dont l’Amicale du Nid. L’Amicale du Nid y a défendu un conseil à plusieurs collèges : victimes/ex victimes durant l’enfance, État, associations, personnes qualifiées.

 

Le 24 février, sur invitation du cabinet de la Ministre Aurore BERGÉ, l’Amicale du Nid était au premier comité de suivi de l’instruction du 11 juillet relative à la lutte contre le recours à la prostitution et contre le proxénétisme dans les salons de massage en présence notamment de la MIPROF, de l’OCRTEH, de la Brigade de Répression du Proxénétisme de la DPJ-PP.

 

 

Enfin, en vue des élections municipales se tenant cette année, L’Amicale du Nid a diffusé un courrier aux candidat.es, pour les interpeller sur le système prostitutionnel et les leviers possibles de prévention dans le cadre des mandats de maires. Parallèlement, le collectif Abolition XXI, dont l’Amicale du Nid est co-animatrice, a diffusé un argumentaire et interpellation des candidat.es.