La prostitution des étudiant-e-s : des représentations sociales aux pratiques déclarées

Depuis 2006, date à laquelle un syndicat étudiant tire l’alarme en annonçant le chiffre de 40 000 étudiantes prostituées, la prostitution dite étudiante n’a cessé d’alimenter nombre d’articles de presse et reportages, de récits romanesques ou biographiques, ou encore d’oeuvres cinématographiques. A la même période, à
Montpellier, les services sociaux du CROUS et de la médecine préventive se sont tournés vers l’Amicale du Nid pour nous faire connaître des cas probables de prostitution.

 

C’est alors que se met progressivement en place, avec la Mission pour l’Egalité Femmes-Hommes de l’Université Paul Valéry Montpellier III, un comité de pilotage. Pour mieux connaître et appréhender le phénomène, ce comité met en place des actions de prévention pour et avec les étudiant-e-s, puis mène une
enquête à la fois quantitative (questionnaires envoyés sur les boîtes mails des étudiant-e-s) et qualitative (entretiens, veille internet et presse, suivi de situations).

 

Les chiffres à retenir :

(échantillon de 1797 répondants inscrits à l’Université Paul Valéry, Montpellier 3)

  • 4% des personnes interrogées ont déjà été en situation de prostitution
  • 3,3% des répondant-e-s ont déjà été client-e-s de la prostitution
  • 15,9% des étudiant-e-s déclarent pouvoir envisager le recours à la prostitution en cas de situation très précaire

 

 

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